Les habitants organisés en association,

Posté le 17 décembre 2008

Les habitants rassemblés dans la Karavane affirment leur rôle et leur compétence :
-    dans le débat démocratique
-    dans la gestion de la ville

Ils demandent une reconnaissance réelle. Ils sont souvent des partenaires oubliés :
1.    Il faut établir la confiance, mettre fin au climat de suspicion réciproque. Ceci est une nécessité absolue, une priorité
2.    Reconnaître et accepter les différences de rôle, de culture, d’âge est une nécessité absolue indispensable pour que chacun « prenne place » dans la ville
3.    Les habitants restent persuadés de devoir s’organiser, d’afficher des identités collectives indépendantes des partenaires politiques et techniques.
4.    Sans minimiser les demandes faites par la puissance publique, les habitants exigent que leurs propres initiatives rentrent en débat et reçoivent l’accueil et l’appui des autres partenaires
5.    Ils revendiquent notamment l’appui direct des compétences des techniciens : information et assistance technique
6.    Leur droit à l’initiative ne peut pas cependant que servir à pallier la puissance publique. Trop souvent nous aidons la puissance publique à finir la ville, le département, le pays, à faire à la place ce que la puissance publique n’a pas fait, n’a pas su faire ou n’a pas voulu faire.
Il est URGENT que ce processus s’engage sans tarder si on ne veut pas s’exposer à des démissions ou révoltes incontrôlées pouvant nous conduire à toute sorte d’aventure.
L’expérience que des habitants organisés en association font, c’est la découverte que son problème individuel est vécu par d’autre. Ils découvrent qu’ils font peuple.
Capacitation Citoyenne contribue à la même chose en élargissant le regard au delà du quartier, de la ville ou du pays.

Giorgio Molossi


Pourquoi tu râles ?

Posté le 17 décembre 2008

Je n’ai jamais été écouté
Je n’ai pas été entendu
Je n’ai pas été soutenu
Je n’ai jamais été riche
Je n’ai pas de travail
Je n’ai pas de logement
Je n’ai pas de diplôme
Je n’ai jamais été valorisé
Je n’ai pas de pouvoir
Je n’ai ni le pouvoir, ni l’avoir, ni le savoir, mais je suis un homme. J’ai un cœur, une intelligence, une dignité. Je suis capable d’amitié, de solidarité, de réflexion.
J’ai soif de justice, je n’ai pas forcément envie de réussir dans la vie, mais j’aimerais tant pour moi et mes proches que nous réussissons nos vies. J’ai l’impression que les puissants ont besoin que je vive tout ces « pas » pour qu’eux gardent et accroissent leur puissance.
Capacitation, un lieu de partage à l’échelle de l’Europe. Ensemble, on élargit son regard. On se partage nos souffrances, nos espoirs ; un lieu de cohésion sociale, lieu d’espérance qu’un jour nos doléances seront entendues. Nous faisons l’expérience qu’ensemble on est plus fort et que nous sommes capables de grandes choses.

Giorgio Molossi