La karavane buxelloise se prépare

Nous nous sommes croisés, froissés et rencontrés le 23 juin à Recyclart. L’enjeu de cette journée était de « Ne pas s’excuser et de construire nos places » dans la perspective de la Karavane Capacitation Citoyenne à Bruxelles.


Les uns ont avancé qu’une journée était insuffisante pour traiter de ces questions, les autres estimaient qu’on pouvait peu en dire alors que de savants discours avaient été produits sur le sujet. Les uns ont proposé une lecture de nos places publiques comme le lieu où la différence s’enracine en rejet ; les autres ont mis en avant l’épaisseur qu’il y a derrière ce rejet, derrière les murs qui séparent nos lieux de nos espaces publics.

« Si on ne tient pas compte de nous, on est capable de tout! » Et aussi court que soit notre rencontre, aussi ardus que ces thèmes puissent paraître, nous en avons débattus et nous avons produits des contenus.

Pour oser ce débat, il y avait des travailleurs, des artistes, des chercheurs, des habitants de la rue, des femmes voilées et sans voile, des sans-papiers et d’autres avec, des gens de 30 ans, des jeunes et des personnes âgées. Nous n’avons pas épuisé le sujet de la différence mais nous l’avons vécue et éprouvée.

Nous avons dessiné une ville qui accepte les espaces diversifiés, mais qui vise l’égalité d’accès, par le logement, par les programmations populaires sur des espaces de qualité, par des Zinneke parades qui créent des croisements improbables, par des sans-abri qui descendent dans la rue pour revendiquer une diminution du prix de l’alcool, par des toilettes sur les lieux publics, des fontaines sur nos places, des maisons de repos qui ouvrent leurs portes.
Mais aussi, nous avons soulevé l’attention à laisser au conflit dans nos actions. Nous ne sommes pas d’accord qu’il faille encore traiter de ces interrogations aujourd’hui. Nous ne sommes pas d’accord que nos villes n’intègrent pas la différence comme une richesse et privent de richesses qui est différent.

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