La scénographie de l’eau dans tous ses états

Imaginons : Tu entres dans un espace, tout est noir ou très doucement éclairé avec quelques fauteuils, tu es bien… c’est silen-cieux, sauf que de temps en temps tu en-tends le bruit d’une goutte d’eau, comme un robinet qui goutte: L’EAU. C’est l’ouverture du parcours.
Puis tu découvres un autre espace, là, à mon avis il faut trouver quelque chose de hard, montrant que l’eau c’est rare, que cela se mérite, que pour certains il faut aller la cher-cher, la trouver. Alors pourquoi pas un es-pace tout blanc, éblouissant, brûlant même et le bruit d’une poulie qui tourne, le braiement d’un âne qui tire et des femmes qui attendent avec des bidons et l’outre qui remonte et l’eau qui coule dans les bidons et des rires et les femmes qui repartent vers là où elles sur-vivent grâce à l’eau à boire.

Et puis tu passes dans un autre espace, gris par exemple, et tu entends le tonnerre, la pluie qui tombe, qui ruisselle, qui envahit, qui inonde, qui vit, qui fait vivre : l’eau à pleuvoir.
Un autre espace : le bruit de rameurs, le floc floc des spatules qui accrochent la surface lisse d’un canal ou d’un lac et le souffle des rameurs, le moteur d’une péniche, celui d’une écluse : l’eau pour se mouvoir.
Et la promenade continue, une autre pièce : on pleure, un homme, une femme ou un enfant mais pas un nouveau-né, ce ne sont pas des pleurs hystériques, non, la personne offre son eau à un autre, comme Muhab Dib dans DUNE : l’eau à émouvoir. Le but, c’est de faire ressentir des larmes de joie, de bon-heur.
Et la promenade se poursuit vers l’eau à voir, ce serait bien que cela continue uniquement par l’ouie, par exemple le bruit grandiose d’une chute d’eau, mais ça peut devenir vi-suel, voire spectaculaire, qu’on se retrouve au cœur des chutes du Niagara ou du Zambèze.
Chaque espace est d’une couleur différente et on ne sait jamais ce qu’on va découvrir au fur et à mesure qu’on avance. Tout cela peut être situé sur la place du Palais de Justice ou le long d’un parcours, par exemple le long des canaux.
Je sais c’est furieusement premier degré, mais peut-être que pas trop sophistiqué, c’est plus facile à faire passer.
Et on doit pouvoir trouver des images et des sons !!!

Jean Ysebaert

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